Témoignages
Accueil 560 000 GAV ! Témoignages Se mobiliser
Pour le commun des mortels, il y a généralement trois faits marquant qui ponctuent notre vie : - Le jour ou devant Monsieur Le Maire on dit « oui « exclusivement à une seule personne et non à toutes les autres. - Le jour de la naissance de votre premier enfant où l’on se dit que nous sommes à la moitié du chemin de notre vie. - Le jour où votre père décède, vous propulsant ainsi le nouveau chef de famille, responsable. Mais j’en rajouterai un quatrième : - Le jour où l’on vous annonce froidement après une simple convocation que « à partir de ce moment aujourd’hui à 9h12 je vous en place en garde à vue pour Banqueroute, travail dissimulé et Abs. » Ouf ! L’Officier de Police Judiciaire ne me poursuit même pas pour le vol de « Bounty » que je reconnais avoir commis à l’âge de 11 ans. Je plaisante avec le recul, mais il n’y a rien de drôle. J’avais porté plainte une année plus tôt pour ces mêmes motifs contre mon ancien associé et gérant. Je savais qu’il avait œuvré pour réunir quelques faux témoignages pour me discréditer mais j’en avais minimisé l’impact à tort. De ma femme convoquée aussi en même temps que moi, on m’avisa de lui porter secours. Je la découvrais prostrée dans les toilettes, l’air hagard. L’annonce simple qu’elle était placée elle aussi en garde à vue alors que nous étions plaignant à l’origine lui avait fait perdre la tête. Alors toujours en Garde à vue, je du rhabiller ma femme, son corps pesait sur le mien et la grande sauterelle hautaine de gendarmette qui surveillait ma conjointe me refusa toute aide. Maladroitement, je me suis retrouvé à genoux, le nez sur la crosse du Béretta de la Stroumpfette. J’avais une envie folle de l’empoigner cette crosse. Les militaires de gendarmes ont leurs armes prêtent à tirer, je n’avais qu’à faire basculer la culasse vers l’arrière… je le savais, alors pourquoi me suis-je retenu ? Je me suis dit que la situation était tellement Ubuesque, qu’il y aurait forcément une logique pour leur faire valoir qu’ils se trompaient. Revenu devant mon Opj, ma femme expatriée vers les urgences de l’hôpital le plus proche, c’est comme vous l’imaginez parfaitement sereinement que j’ai accueilli la flopée de questions stupides préparées patiemment depuis de long mois par des enquêteurs tous aussi persuadés que j’étais l’immonde coupable. Ce qui m’a sauvé sans conteste c’est l’absurdité de la situation que j’ai d’emblée envisagé avec distance. Je me suis dit « c’est comme les trois jours avant le service militaire cela te fait - chier -, mais tu n’y peux rien alors serre les fesses. » Patiemment j’ai écouté, analysé ce qui m’était reproché, pour renvoyer comme un boomerang les absences de pertinences des questions aux enquêteurs. J’ai décodé les moments sympas où l’enquêteur fait « ami ami » avant de vous coller une question piège de derrière les fagots et d’autres encore. Tout, je dis bien tout est fait intelligemment pour vous déstabiliser et vous faire craquer, car au royaume de la justice, les aveux valent mieux que des preuves. La conclusion je la laisse à mon Opj après 48 heures de GAV: « Mais que voulez, je savais bien que j’allais vous libérer, mais c’est comme le jeu du chat et de la souris ». Voila en quelques mots comment résumer une GAV : « c’est le jeu du chat et de la souris », et surtout souvenez-vous : vous n’êtes pas le Chat, vous n’êtes que la petite souris. Michel T. 3 jours de GAV pour 235 euros Chef d'entreprise, j'ai été appelé par mes collaborateurs... Perquisition à la société.. J'arrive et je demande des explications aux policiers -Vous vous la fermez... -Comment.. vous avez un mandat.. -Non vous êtes en garde à vue.. En slip devant mes collaboratrices... car le policier n'appréciait pas pas les demandes..et palpation devant des femmes choquées qui ne pouvaient pas quitter leur poste.. 3 jours en garde à vue;.. (48 Heures plus le délai de présentation au juge...) On me fait dire des choses que je n'ai jamais faîtes..(pour alléger les charges... sic..) et tout ça parce notre directeur commercial avait traité avec un prestataire véreux et qu'il avait versé une somme de 253 €.. tout a fait légal ment d'ailleurs.. (lui n'a rien eu car il n'est pas le responsable légal de la société) c'est le PDG qui trinque... Lors de la garde à vue je n'ai jamais vu d'association de défense de quoi que ce soit et les condition de détention relèvent des misérables de HUGO ( Combien de détenus frappent à la porte, malades, dépressifs, en état de mort ... Personne n'intervient ou une heure après quand c'est trop tard.. une nuit deux morts ... Quand va-t-on instruire la justice et le police pour non assistance en personne en danger...). Alors ça me ferait vraiment mal que vous versiez un € aux associations qui les utiliseront à se faire leur propre pub plutôt que d'aller inspecter les cellules et les conditions de garde à vue... Moi j'ai eu droit à trois déshabillages, plus palpation rectale... pour un chèque de 253 € l'humiliation est à son comble. J'ai été remercié par le conseil d'administration car pour l'image de la société c'était nocif.. . Alors que je n'ai strictement rien à me reprocher... La France est l'un des rares pays au monde ou la police peut vous mettre en prison sans passer devant un juge. Et il parait que nous sommes aux pays des droits de l'homme.... Oui pour les groupuscules et les associations en manque de mayonnaise. 12 Gendarmes pour arrêter un couple âgé! Pour une banale affaire de diffamation électorale dans le Calvados, un septuagénaire, malade cardiaque, a été placé en garde à vue pendant sept heures. Malaise. CAEN. À Sallenelles (Calvados), la campagne municipale fut agitée. Un tract mensonger avec la caricature d'un candidat, médecin à la prison de Caen, s'est traduit par l'annulation du scrutin. Une information judiciaire a aussi été ouverte pour diffamation. Le 12 mars, douze gendarmes à bord de quatre véhicules interviennent à 7 h 30, au domicile d'un couple : lui, 71 ans ; elle, handicapée, 86 ans : « Leur logement a été fouillé de fond en comble de même que celui de leur fille et de leur gendre, habitant à proximité », s'étonne Robert Apéry, avocat des deux familles. Le mari est placé en garde à vue à la gendarmerie, de 9 h 30 à 16 h 30. « Le médecin traitant a déposé à la gendarmerie un certificat médical précisant que l'état de santé de l'intéressé (triple pontage), n'était pas compatible avec la garde à vue », souligne Me Apéry. De retour à son domicile, le septuagénaire s'effondre : il est hospitalisé, dans un état jugé grave, au CHU de Caen, d'où il ressort le lendemain. Une esthéticienne en garde à vue pour une épilation au "laser"? Vendredi, celle qui exerce le métier d'esthéticienne depuis 31 ans a été convoquée au commissariat de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), puis mise en garde à vue, selon RTL. Pourquoi? Pour "exercice illégal de la médecine" selon RTL. "On soupçonne le syndicat des dermatologues d'avoir porté plainte" précise Maître Collard au Post, "mais on n'est pas sûr." Joëlle raconte sa garde à vue à RTL: "Les policiers m'ont dit que c'était la procédure normale: mise à nu, fichier, etc...Ensuite j'ai été mise dans la cage, c'était comme dans un film. J'ai pris mon mal en patience. Les policiers ont été très très corrects." "Son placement en garde à vue était légal" poursuit l'avocat sur Le Post, "mais c'est son usage, pour une femme ni dangereuse ni agressive, qui pose problème." Un policier écrivain en garde à vue Le Commandant de Police Pichon Philippe, auteur de Journal d'un flic, est en garde à vue depuis ce matin. C'est une information que je viens de lire sur le site du Nouvel Observateur. Peu ou pas d'informations sur le motif de la mesure de Garde à Vue de ce policier en exercice, qui fut "placardisé" de son poste d'adjoint au Commissariat de Coulommiers au Commissariat de Meaux, après la sortie de son livre...en mars 2007. Il est entendu aujourd'hui par l'Inspection Générale des Services (la police des polices) dans une affaire "qui pourrait concerner un manquement à l'obligation de réserve". A cause de son livre? La promotion médiatique qui lui avait valu les foudres de l'administration remonte à plus d'un an et demi...Cela ne serait pas très cohérent. D'une intervention publique récente pour la promotion d'autres livres qui eux, n'ont rien à voir, de près ou de loin avec la Police ? Ou d'un autre motif? Nous le saurons sans doute dans les heures qui viennent. Toujours est-il que le seul crime de Philippe Pichon, en écrivant "Journal d'un flic", était une volonté de faire connaître la police vécue de l'intérieur au plus grand nombre. Un acte citoyen en quelque sorte. Interdit bien sûr, pour cause de "devoir de réserve". Mais cela mériterait il une mesure de garde à vue ? Ma femme voulait la garde des enfants, alors elle m'a balancée aux flics ! Elle a fait cela sournoisement, elle a commencée à se plaindre à l'institutrice en disant que Ludivine était toute chose, bizarre, qu'elle pleurait sans aucune raison. L'institutrice en a parlé à la directrice de l'école, qui en a parlée à l'assistante sociale, qui en a parlée à la DASS... je me suis retrouvé un matin en slip, menottes aux poignets, devant tous mes voisins hagards, pour m'entendre dire que j'étais placé en garde à vue pour attouchements sexuels sur ma fille. J'avais envie de foutre des patates à tout le monde, c'est ce qu'il attendait le tordu de flic que je le frappe. Et puis tout était faux, ma fille a été oscultée par un vieux barbon de docteur expert. c'est dégoutant, rien, ma femme a reconnue que c'était une idée qui lui a passé par la tête.... témoignages recueillis par Michel Breton